De nombreux patients en psychiatrie préfèrent la thérapie en ligne


En raison de la pandémie, le soutien en matière de santé mentale s'est largement déplacé en ligne, y compris les séances de thérapie pour les patients psychiatriques. Des rapports suggèrent que de nombreux patients pourraient souhaiter qu'il en reste ainsi.


Tout au long de la pandémie, une grande partie des soins de santé mentale ont été dispensés en ligne, y compris les séances de thérapie psychiatrique. Les répondants âgés de plus de 44 ans étaient plus susceptibles d'exprimer une préférence pour les séances de thérapie tenues par téléphone.


Selon une enquête récente menée auprès de plus de 200 répondants, près de 50 % des patients en psychiatrie préféreraient continuer la vidéo-téléthérapie après la pandémie. Lorsque le confinement a commencé au printemps 2020, les psychiatres et les psychologues n'ont pas eu d'autre choix que de commencer à rencontrer leurs patients à distance. Pour éviter d'interrompre les soins, les praticiens se sont tournés vers les chats vidéo en ligne et les appels téléphoniques pour remplacer les visites au cabinet.


Ces sessions virtuelles n'étaient pas une idée nouvelle, mais pendant les périodes de confinement, elles sont devenues l'option la plus viable pour les soins. Le Dr Jennifer Severe, psychiatre de l'Université du Michigan (U-M) à Ann Arbor et auteur principal d'une nouvelle étude, se souvient : "Nous sommes passés d'une situation où la télépsychiatrie n'avait pas beaucoup de succès et où nous rencontrions beaucoup de réticences de la part des prestataires et des patients, à une situation où presque tous nos soins sont dispensés virtuellement et où nous offrons de l'aide à ceux qui en ont besoin. L'étude du Dr Severe a interrogé des patients qui ont participé à la télépsychiatrie pendant la pandémie, pour savoir ce qu'ils pensaient de cette expérience. Environ la moitié des personnes interrogées ont déclaré qu'elles espéraient continuer à bénéficier de soins de santé mentale virtuels même après la fin de la pandémie.

L'étude est publiée dans JMIR Formative Research.

Les principales conclusions de l'étude

Le Dr Severe et ses collègues ont mené des entretiens téléphoniques avec 244 patients ou parents et des représentants de patients qui avaient initialement eu des rendez-vous en personne avec des psychiatres de l'Université de Montréal, mais qui avaient été obligés de passer à des soins à distance lorsque le verrouillage a commencé. Un petit pourcentage des personnes interrogées - 1,2 % - a choisi de reporter le traitement jusqu'à ce que les options en personne soient à nouveau disponibles. Parmi les personnes qui ont accepté de se faire soigner virtuellement, 82,8 % ont choisi des sessions de chat vidéo, tandis que 13 % ont choisi des sessions téléphoniques. L'enquête a révélé que les personnes de plus de 44 ans étaient plus nombreuses à choisir les soins par téléphone.

Il n'y avait pas de corrélation significative entre le sexe ou le type de couverture d'assurance d'une personne et la forme de thérapie choisie. En général, les participants ont déclaré que leurs soins avaient répondu à leurs attentes ou les avaient dépassées. Les parents des enfants pris en charge ont trouvé les chats vidéo particulièrement intéressants. Parmi près de la moitié des personnes qui espéraient poursuivre les soins virtuels après la pandémie, celles qui avaient reçu des soins par vidéo étaient plus susceptibles de souhaiter la poursuite des séances virtuelles que celles qui avaient rencontré leur médecin par téléphone.


Le côté pratique de la télépsychiatrie

"Ces données", dit le Dr Severe, "suggèrent une possibilité de transformer l'expérience de la pandémie en une opportunité d'améliorer l'accès aux soins de santé mentale et d'améliorer la continuité des soins". Le plus grand avantage des sessions virtuelles est peut-être la commodité. Le Dr Severe fait remarquer que bon nombre des obstacles qui empêchent généralement une personne de se rendre à un rendez-vous en personne - comme le fait de se sentir débilitée, le manque de transport ou de services de garde d'enfants, ou la difficulté à s'absenter du travail - ne l'empêcheront probablement pas de se présenter à un rendez-vous virtuel. En outre, bien que l'étude n'ait pas interrogé les personnes sur le nombre de séances qu'elles ont annulées ou sautées, le Dr Severe indique que, selon des indications anecdotiques, ces chiffres étaient considérablement inférieurs à ceux des visites en personne avant la pandémie.

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